La profondeur de champ, évolution dans l’histoire du cinéma et possibilités techniques avec les caméras pros dernière génération 30.04.2013
L’apparition et le développement des caméras numériques au cours de ces dernières décennies ont profondément modifié notre rapport à l’image cinématographique et le travail des opérateurs de prise de vue. 
Longtemps, les caractéristiques techniques de ces caméras ne permettaient pas de restituer certains attributs de l’image cinématographiques auxquels le 35mm, et plus largement la pellicule argentique, nous avait habitué en termes de couleur, de texture, de luminosité et… de profondeur de champ. Dotées de capteurs de petits formats, ces caméras produisaient des images caractérisées par une grande profondeur de champ et donc peu de flou.

Or, l’évolution technologique des caméras, désormais dotées de plus grands capteurs, offre aujourd’hui une bien plus grande latitude aux opérateurs de prise de vue, y compris en matière de profondeur de champ.
Mais si le numérique remplace peu à peu le 35mm, pour des raisons économiques voire écologiques, ces deux technologies restent différentes, avec leurs qualités et leurs défauts respectifs.
Comment les chefs opérateurs et directeurs de la photo s’approprient-ils ces nouvelles caméras en constante évolution? Quelle est désormais la place de la post-production dans le processus de création?
Si les caractéristiques de l’image argentique impactent encore le développement des outils numériques, ces bouleversements technologiques préfigurent-ils également de nouvelles orientations esthétiques?

Pour faire le point sur cette question, Philippe Ros, directeur de la photographie, évoquera son travail et ses recherches autour de la maîtrise de la sensibilité et de la profondeur de champ, à travers notamment la question des qualités esthétiques du flou.
Benoît Turquety, enseignant-chercheur et spécialiste de l’histoire des techniques du cinéma, mettra en perspective l’évolution des techniques et de l’esthétique des films depuis… Citizen Kane !

Intervenants :
Philippe Ros, directeur de la photo (Océan de Jacques Perrin et Jacques Cluzzaud, Home de Yann Athus-Bertrand)
Benoît Turquety, enseignant-chercheur à l’Université de Lausanne

Tarifs: 10 CHF pour les membres FC / 25 CHF pour les non-membres

Participants: Philippe Ros, Benoît Turquety